Cèdre : une Entreprise Adaptée, performante et à vocation sociale

Cèdre est une Entreprise Adaptée qui collecte et recycle des déchets d’entreprises. Mais en quoi se différencie-t-elle d’une entreprise classique ? Quels sont ses objectifs et missions spécifiques ?

Qu’est-ce qu’une Entreprise Adaptée (EA) ?

Une entreprise adaptée est d’abord une entreprise à part entière.

Cependant elle se distingue par un point essentiel : elle a une vocation sociale

Les entreprises adaptées permettent à des personnes en situation de handicap d’accéder à l’emploi dans des conditions adaptées à leurs capacités et possibilités. Elles les accompagnent dans leur projet professionnel et peuvent être une passerelle vers d’autres employeurs privés et publics.

Ces travailleurs sont recrutés parmi les personnes sans emploi, les plus éloignées du marché du travail.

Pour obtenir l’agrément « Entreprise adaptée » délivré par la DIRECCTE, une entreprise doit embaucher une proportion minimale de travailleurs handicapés de 55 % de l’effectif de ses salariés.

EA/ESAT : quelles différences ?

Chacune de ces structures accueille des personnes en situation de handicap, et ont toutes deux pour mission d’intégrer durablement les travailleurs handicapés dans l’emploi.

A la différence des Etablissements et Services d’Aide par le Travail (ESAT), une Entreprise Adaptée, n’est pas une structure médico-sociale.

  • La première (l’ESAT) a pour objectif d’accompagner le travailleur et lui permettre de conserver ses acquis scolaires et professionnels.
    Le travailleur est un « usager », il perçoit une indemnité de 55% du SMIC minimum
  • L’EA a quant à elle pour objectif de créer de la richesse pour créer des emplois durables et de qualité. Le travailleur est un salarié, il est rémunéré à 100% du SMIC minimum.*

*Chez Cèdre, nos collaborateurs bénéficient
d’une rémunération allant au delà de la convention collective.

Quels sont les objectifs et missions d’une Entreprise Adaptée comme Cèdre ?

En tant qu’Entreprise Adaptée, Cèdre doit relever un double défi :

  • Elle doit s’adapter aux personnes en situation de handicap qu’elle accueille et à leurs possibilités pour assurer leur insertion au sein de l’entreprise et plus largement dans le monde du travail.
  • Et comme toute entreprise du milieu ordinaire, l’Entreprise Adaptée doit constituer une unité autonome et viable économiquement.

La force d’une Entreprise Adaptée comme Cèdre est donc de savoir conjuguer mission sociale et impératifs économiques.

Adaptation au Handicap chez Cèdre : Nos collaborateurs témoignent

Claire VIGNERON-BRUNEL
DRH

  • En 2018, groupe de travail, avec l’ensemble des collaborateurs, pour définir les valeurs de Cèdre
  • Parcours d’intégration et d’accompagnement des collaborateurs, avec une attention particulière aux personnes en situation de handicap
  • Reconnaissance de ce que chacun apporte : reconnaissance individuelle et collective

Célia LACASSAGNE,
Assistante RH – sourde

Cèdre emploie 55% de personnes en situation de handicap, parmi eux, 1/3 sont sourds.

Célia, assistante RH, chez Cèdre est sourde, elle nous livre ici les clés pour bien communiquer avec les personnes sourdes.

Nicolae et Alexandru,
Collaborateurs sourds

Nicolae et Alexandru, collaborateurs sourds nous parlent de leur quotidien chez Cèdre, et nous expliquent comment Cèdre les accompagne et leur permet de développer à la fois leurs compétences personnelles et professionnelles, avec des cours de Langue des signes Française (LSF), des cours de Français langue étrangère (FLE) …

Monique,
Collaboratrice de petite taille

Monique, trieuse et agent in situ : elle intervient chez nos clients, dans des bureaux, à la Défense. Au travers de ce témoignage, Monique nous raconte son parcours, son évolution au sein de Cèdre.

Philippe, 49 ans, chez Cèdre depuis 7 ans.

« J’ai connu Cèdre au CAP emploi 95. Je suis actuellement aide-comptable. J’ai un parcours atypique ! J’ai initialement un niveau BTS communication. J’ai travaillé pour une association pour la protection de la biodiversité, une mairie, puis j’ai été employé de commerce et vendeur de produits culturels et ludiques. A 40 ans, j’ai décidé de me reconvertir, j’ai repris une formation de technicien comptable spécialisation paie (Bac professionnel) à L’IFOCOP, en 6 mois au lieu de 12. J’ai fait un stage de 6 mois. Après un an de chômage,  j’ai rejoint Cèdre, et dès le départ, j’ai eu un vrai feeling avec cette entreprise.

Quel est mon handicap ? il est invisible ! je suis bipolaire (anciennement appelé « maniaco depression »). Pour un employeur en général, la bipolarité, ça fait peur… ! Quand j’ai eu mon entretien d’embauche chez Cèdre, j’ai expliqué dès le départ mon handicap et cela n’a posé aucun problème. Seules mes compétences ont été analysées. Je suis un traitement médicamenteux lourd, qui permet de stabiliser l’humeur. Il s’agit d’un traitement à vie, avec des effets secondaires, comme des possibles pertes de mémoire ou l’augmentation de l’appétit. Avant, je souffrais au fond de moi, c’était difficile. Grâce à Cèdre, je me sens épanoui car j’ai des responsabilités que je n’avais pas.
L’important pour moi au global ? C’est de profiter à fond, d’être fier de ce que l’on fait. Se sentir bien avec sa famille, ses amis et vivre ses passions à fond. Moi, je suis un collectionneur de livres, j’aime énormément cela !
Avec Cèdre, je dois vous révéler aussi…que j’y ai trouvé l’amour, j’ai rencontré ma femme ici… Je ne quitterai Cèdre pour rien au monde ! »

Nourredine, 54 ans, chez Cèdre depuis 13 ans.

« J’ai été au chômage durant plus d’un an. Du fait de mon handicap, je n’arrivais pas à trouver un travail. J’ai rejoint Cèdre en 2007, comme chauffeur, par l’intermédiaire du Cap emploi. Au début, quand je suis arrivé ici c’était tout petit, il y avait peu de personnes ! L’entreprise a bien grandi depuis !

Mon handicap ? Je suis malentendant. J’ai été le premier sourd embauché chez Cèdre.
Dès le début ça s’est bien passé on apprenait à « parler » tranquillement ».En 2008, 2 autres sourds m’ont rejoint ce qui a permis de rendre les échanges plus vivants et de communiquer en langue des signes.
Maintenant nous sommes nombreux. A mon arrivée chez Cèdre j’étais chauffeur, je travaillais en binôme, j’ai fait toute la région parisienne, j’avais alors l’occasion de voir des clients, nous arrivions à communiquer de façon rapide.

Ensuite j’ai évolué comme chef d’équipe chauffeur et maintenant je suis trieur. Je suis toujours bien chez Cèdre et je compte bien rester ici jusqu’à la retraite. »

Medhi, 34 ans, chez Cèdre depuis 9 ans.

« Je suis arrivé en 2011 en tant que chauffeur poids lourd, j’ai bien évolué en 9 ans. Au travers des 3 sites, je suis passé responsable de quai, ensuite responsable chauffeurs et maintenant responsable de site. Je connais presque tous les métiers chez Cèdre !

Mon handicap ? dans une entreprise d’électroménager, je me suis gravement blessé en portant des charges lourdes. Une hernie discale et une sciatique m’ont handicapé. Mais ces blessures ne sont pas venues à bout de ma détermination : je voulais travailler !

J’ai donc passé mon permis poids lourds et intégré Cèdre. Chez Cèdre, il y a une vraie solidarité. Il n’y a pas de différences en fonction du handicap, tout le monde est ensemble. Pour moi le handicap est quasi invisible, si on n’en parle pas, cela ne se voit pas. Il faut embaucher des personnes en situation de handicap car les travailleurs handicapés fournissent un travail quasi identique à celui d’une personne valide.

Toutes les entreprises pourraient embaucher ces personnes, cela nécessite un minimum d’adaptation et de la confiance. A force d’être stigmatisées, certaines personnes en situation de handicap ne se font plus confiance. Je les accompagne et les pousse toujours vers le haut.
Dans le futur, je me verrai bien être directeur général (rire). Quoiqu’il en soit, je souhaite poursuivre ma carrière chez Cèdre.C’est que du bonheur ! Tant que Cèdre existe, je resterai chez Cèdre.

Jean-Michel, 55 ans – arrivé chez Cèdre il y a 3 ans.

« J’ai été au chômage durant plus d’un an. Du fait de mon handicap, je n’arrivais pas à trouver un travail. J’ai rejoint Cèdre en 2007, comme chauffeur, par l’intermédiaire du Cap emploi. Au début, quand je suis arrivé ici c’était tout petit, il y avait peu de personnes ! L’entreprise a bien grandi depuis !

Mon handicap ? Je suis malentendant. J’ai été le premier sourd embauché chez Cèdre.
Dès le début ça s’est bien passé on apprenait à « parler » tranquillement ».En 2008, 2 autres sourds m’ont rejoint ce qui a permis de rendre les échanges plus vivants et de communiquer en langue des signes.
Maintenant nous sommes nombreux. A mon arrivée chez Cèdre j’étais chauffeur, je travaillais en binôme, j’ai fait toute la région parisienne, j’avais alors l’occasion de voir des clients, nous arrivions à communiquer de façon rapide.

Ensuite j’ai évolué comme chef d’équipe chauffeur et maintenant je suis trieur. Je suis toujours bien chez Cèdre et je compte bien rester ici jusqu’à la retraite. »

Anasse, 36 ans, chez Cèdre depuis 4 ans.

« Un ami m’a parlé de Cèdre, j’ai envoyé un CV et j’ai eu un entretien. J’ai été recruté pour travailler à Buc, en tant que chauffeur véhicule léger.

Je travaillais auparavant dans un aéroport. J’y avais postulé sans dire que j’étais sourd. J’ai été pris immédiatement. Et tout a vraiment bien marché pour moi. Sauf que communiquer, c’était impossible, tout passait par l’écrit et cela prenait beaucoup de temps. Il y avait 600 employés et que moi, comme sourd et muet. C’est dur d’être dans une entreprise d’entendants. Un peu seul au monde, vous voyez ?

Alors que chez Cèdre, c’est génial ! déjà, il y a d’autres sourds, on peut échanger avec notre langue des signes. Mais il n’y a pas que cela ! On est très bien encadré. On peut s’exprimer. L’entreprise fait appel à un interprète quand j’ai besoin de discuter avec des collègues entendants. Un interprète est d’ailleurs présent à chaque réunion. Il y a aussi des téléphones portables à disposition permettant d’envoyer des SMS. On ne manque jamais d’informations grâce à l’affichage. Je me sens à égalité avec tout le monde.

Avec Cèdre en plus, j’ai un grand équilibre professionnel et familial. D’un côté, j’ai de l’ambition : celle de passer la formation poids lourd ! De l’autre, je suis heureux : j’ai trois enfants (sourds) et je peux avoir mes après-midis pour m’occuper de ma petite famille. C’est incroyable, je n’aurais jamais pu avoir ce cadre dans une entreprise traditionnelle ! « 

Bruno , 37 ans, chez Cèdre depuis 5 ans.

« Auparavant je livrais au Portugal des produits laitiers aux épiceries et supermarchés. Je suis arrivé chez Cèdre en répondant à une annonce. J’étais à la recherche d’un emploi fixe. Je suis rentré chez Cèdre comme conducteur VL, puis chauffeur Poids Lourds. Au début, je travaillais sur le site d’ARGENTEUIL, puis j’ai été transféré sur BUC à l’ouverture de ce troisième site, ce qui m’a permis de me rapprocher de mon domicile.

Quel est mon handicap ? Suite à un grave accident de moto, je suis devenu travailleur handicapé. J’ai eu une lésion du plexus brachial, une fracture ouverte de la jambe, fracture du bras, poignet et pied droit cassés… Maintenant j’ai une plaque dans le bras, et mon poignet est toujours cassé, je ne peux plus le lever. J’ai été 1 mois 1/2 dans le coma et suis resté 9 mois à l’hôpital. Je garde un manque de sensibilité du côté du bras droit ; pour conduire ça va, mais pour tirer les bacs, c’est un peu plus compliqué ; je dois tirer plus fort au niveau de ma main droite pour compenser.
A la base, j’étais droitier, j’ai du apprendre à écrire de la main gauche etc…

Le plus important pour moi était de trouver un travail fixe, ce que j’ai trouvé grâce à Cèdre.
Au sein de Cèdre, il règne une bonne ambiance, je m’entends bien avec mes collègues. Ici, je me sens bien, j’ai un bon contact avec les clients, grâce à ma bonne humeur. Je me sens dans mon élément. »

Maxime, 45 ans, chez Cèdre depuis 2015.

« Grâce à Cap Emploi, je suis arrivé chez Cèdre en mars 2015, comme trieur. Avant, j’avais travaillé à la Poste, à l’hôtel Ibis, j’ai été cuisinier aussi. J’ai 45 ans.

Mon handicap ? Je suis sourd.

Chez Cèdre, j’avoue que j’ai été un peu surpris : la communication est facile avec les entendants. Dans mes précédentes expériences, on ne comprenait pas nos chefs, on avait l’impression aussi que nos collègues avaient un peu peur.  Imaginez vous êtes le seul entendant et que tous les autres soient sourds : vous vous sentiriez différent et exclu si personne ne faisait comme si « c’était normal ».

Ici, on se comprend bien, il y a de l’entraide, de la communication. Au départ j’étais trieur, maintenant, suite à ma demande je suis passé aide collecteur. Les horaires me conviennent mieux, je peux profiter de mes après-midis pour faire mes papiers, récupérer des dossiers…

Je vois l’avenir en positif, j’espère que ça va continuer à marcher, que je vais rester ici jusqu’à ma retraite ! Ce que j’aimerais faire : créer une équipe, devenir chef. Et que mes 3 enfants soient heureux, et aussi voyager… dans le monde entier. »

Moïse, 43 ans, chez Cèdre depuis 8 ans.

« Je suis arrivé chez Cèdre en répondant à une annonce, comme trieur. Il s’agit du premier CDI de ma vie. Mon premier enfant est né 2 mois avant que je rentre chez Cèdre. Au début je venais en bicyclette, puis en scooter ; grâce à mon emploi chez Cèdre, j’ai pu passer le permis et maintenant je viens en voiture.
Grâce à Cèdre, j’ai également pu avoir accès au 1% logement.

Au début, quand je suis arrivé, pour le tri, le travail était entièrement manuel, c’était difficile. Il y a 6 ans, l’entreprise s’est modernisée et a installé des tapis de tri vraiment adaptés. Ils sont semi-automatiques : nous maîtrisons le rythme des tapis. Ça facilite vraiment le travail !

Depuis que je suis arrivé, j’ai également passé mon permis de cariste, ainsi, je partage mon temps entre le tri et la conduite du chariot élévateur.

Mon handicap ? J’ai fait une chute en scooter à 18 ans, un jour de pluie, j’ai eu des soucis à la hanche, à la jambe et ça m’a entraîné une ostéonécrose (os qui « meurt » suite à un déficit d’apport sanguin.)

Je vous ai dit que Cèdre était mon premier CDI, mais il s’agit également de mon premier « bon » travail ! C’est grâce à ce travail, ce CDI, que j’ai « grandi ». Je suis bien ici, bien mieux qu’avant ; il y a une bonne équipe : ici on s’adapte au caractère de chacun.

Vitalii, 40 ans, chez Cèdre depuis cette année.

« J’ai connu l’entreprise Cèdre par l’intermédiaire d’un collaborateur sourd.  Je cherchais du travail et je me suis renseigné autour de moi. Je suis arrivé chez Cèdre en mai de cette année, d’abord en CDD, puis je suis passé en CDI durant l’été. Avant Cèdre, j’ai travaillé dans différents secteurs et métiers en Ukraine. J’ai notamment construit des maisons, des routes, ou encore été chauffeur de taxi pendant 5 ans.

Chauffeur chez Cèdre est mon premier travail en France. Quand on est étranger, il est difficile de trouver des entreprises qui nous acceptent, d’autant plus en situation de handicap.

Actuellement j’habite un peu loin de BUC, mon site de rattachement, mais grâce à mon CDI, je vais pouvoir en décembre déménager et me rapprocher. Je suis venu en France avec ma famille. J’ai 2 enfants, ils sont ravis.

Je me plais vraiment  chez Cèdre, tout le monde est sympathique. J’ai trouvé ma place ici »

Chahreddine, 34 ans, chez Cèdre depuis 5 ans.

« J’ai été embauché en 2014 comme chauffeur, sur le site d’Argenteuil. Avant, j’étais déjà chauffeur, pour des transporteurs. Ici, chez Cèdre, c’est mieux, il y a une vraie différence.

Mon handicap ? Je suis sourd. Dans mes anciennes expériences, c’était vraiment très difficile, je ne me sentais pas bien, j’étais isolé, pas motivé. Chez Cèdre, il y a un vrai espace d’expression. C’est d’autant plus le cas, depuis que Célia, assistante RH est arrivée (également sourde). Son arrivée a été très positive pour nous.
Lorsque je suis chez les clients, ça se passe bien également. Je leur fais comprendre que je suis sourd. Ils ont l’habitude avec les autres collègues.
J’arrive à leur dire quelques mots, du type « Bonjour » « papiers », ils sont bienveillants, il arrive même très souvent qu’ils m’accompagnent jusqu’au local déchets.

Chez Cèdre, je me sens bien, je suis autonome, j’évolue, il y a un bon rythme. Le seul petit point négatif, ce sont parfois les embouteillages, mais ça, Cèdre ne peut rien y faire ;-).

J’espère vraiment pouvoir rester très longtemps ici.

Ahmed, 40 ans, chez Cèdre depuis 2017.

« Il y a 2 ans, j’ai entendu dire que la société Cèdre recherchait des personnes en situation de handicap, sur le site d’Argenteuil. J’ ai postulé au poste de trieur, j’ai rencontré le chef d’équipe et j’ai été directement retenu ! Une fois mon contrat signé, le chef d’équipe m’a remis ma tenue, j’ai été formé aux gestes de sécurité et briefé sur la culture de l’entreprise.

Mon handicap ? Je suis sourd.
Dès le début tout le monde a été bienveillant et attentionné avec moi, on s’est bien occupé de moi, mes collègues m’ont expliqué comment bien sur-trier  (papier blanc, papier couleur, enveloppes, journaux, …).
Au début, j’ai été en CDD, maintenant je suis en CDI, et il s’agit du premier CDI de ma vie ! J’ai connu une très longue période de chômage ; ni le pôle emploi, ni le CAP Emploi n’arrivaient à m’aider. Si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à un ami qui travaille ici. Je le remercie vraiment, car sans lui je serais toujours sans emploi.
Ce que j’apprécie chez Cèdre, c’est la diversité des missions qui me sont confiées : je suis souvent au tri, parfois aide collecteur. Je vais également chez Smart & Green, partenaire de Cèdre, qui valorise le marc de café en bûches ou allume-feu. J’apprécie vraiment de changer régulièrement de poste, ainsi, pas de routine !

Coumar, rentré dans l’entreprise Cèdre en 2008.

On était alors à Montreuil. Je fais partie des anciens. Avant, j’ai été magasinier manutentionnaire, un travail très difficile et j’ai eu des accidents du travail. Je suis resté plusieurs mois à l’hôpital. Mes vertèbres ont été très abimées. Alors, je suis resté 4 ans au chômage. Heureusement, un jour, les services sociaux m’ont proposé un travail chez Cèdre.

Malgré tout ce qui m’est arrivé, je m’estime chanceux. Après avoir travaillé à la destruction confidentielle des documents, je suis souvent agent « in situ » chez les clients de Cèdre. Je ne peux plus porter de choses lourdes, j’ai des outils pour m’aider, comme les palettes.

Mon corps va mieux. Mais c’est aussi psychologiquement, que je me sens bien : je travaille, ça change ma vie, je me sens responsable, j’ai un rôle dans cette entreprise. ça me rend fier pour ma femme et mes trois enfants.

Massimiliano, 49 ans – chez Cèdre depuis 2 ans

J’ai connu Cèdre par le biais d’un ami sourd ; c’est lui qui m’a conseillé de postuler. Avant, j’étais déjà chauffeur, mais dans le sud, à Albi, mais j’avais envie de venir en région parisienne. Je n’ai aucun regret, je suis ravi. j’interviens chez nos clients du 95, de Paris, Neuilly et également de Levallois-Perret. J’ai été embauché en CDD, qui s’est ensuite transformé en CDI, donc tout est vraiment positif.

« Mon handicap ? Je suis sourd. Mon travail chez Cèdre se passe bien, aussi bien avec les collègues, qu’avec les clients. En général les clients sont respectueux, ils ont appris à me connaître.

La seule contrainte, au début c’était lorsqu’il y avait des interphones, mais maintenant les personnes ont l’habitude, elles savent que je n’entends pas et que je ne peux pas me présenter à l’oral, alors on s’adapte. »

Yacine, 30 ans, arrivé en 2019.

« Avant d’être chauffeur collecteur chez Cèdre, j’étais transporteur, je devais travailler du lundi au samedi. Il y avait énormément de pression, mon employeur me demandait de livrer à minima 150 colis par jour.
Chez Cèdre les conditions de travail sont bien meilleures, nous ne travaillons pas dans l’urgence, nous pouvons faire notre travail correctement sans pression. Et en plus, je ne travaille plus le samedi, ce qui me permet de refaire des matchs de foot !
En toute honnêteté, je ne vois que des points positifs. Avec mes camarades sourds, nous pouvons échanger sereinement, il y a une bonne relation entre collègues, aussi bien sourds qu’entendants. De plus, chez Cèdre, entre collègues, on s’organise régulièrement des activités, comme du foot, le soir par exemple.
Je suis vraiment motivé et j’adore être chauffeur, bouger est pour moi une passion :-).

Julien, 34 ans, arrivé chez Cèdre 2019.

Initialement, je viens d’un ESAT (Etablissement et Services d’Aide par le Travail),  dont l’objectif principal est l’insertion sociale et professionnelle des adultes handicapés. J’y suis resté pendant 4 ans. Je suis arrivé chez Cèdre grâce à mes référents ESAT. J’ai été mis à disposition pendant 1 an 1/2, où je suis intervenu de manière ponctuelle sur des missions d’une durée de 3 semaines à 2 mois. Je suis désormais en CDI chez Cèdre. Il s’agit d’une sorte de test : pendant 2 ans ma place en ESAT est gardée, si je ne me sens pas bien je peux revenir en ESAT sur cette période.
Pour le moment ça se passe bien, j’espère vraiment rester chez Cèdre.
Lorsque j’étais en ESAT, je faisais des missions de jardinage.
Maintenant je suis au tri, j’aime bien, parce que ça demande de l’attention ; plus que quand on fait du jardinage ; et c’est moins physique : quand on jardine, on piétine.
Chez l’Entreprise Adaptée Cèdre, l’ambiance est conviviale.
Mon handicap ? Je souffre de schizophrénie. Je suis autonome ; et sous médicaments matin, midi et soir.
Par rapport à ma maladie, en toute transparence, c’est plus difficile pour moi le matin. Le matin, je suis souvent un peu déstabilisé. L’après-midi, en général je me sens vraiment mieux et en particulier du fait que nous partageons un moment tous ensemble : le midi on mange ensemble dans la même pièce et ces moments d’échanges me permettent de me recentrer, de me canaliser.
J’ai remarqué que lorsqu’on vient me voir avec bienveillance, que l’on échange avec moi droit dans les yeux, ça m’aide, ça m’apaise. J’ai plus de contacts et d’interactions chez Cèdre que j’en avais en ESAT, et ça, ça aide à mon bien-être.

Robert,  57 ans, chez Cèdre depuis 2015.

« Initialement j’étais boulanger. J’ai effectué ce métier pendant 35 ans, jusqu’à mon accident de travail.

Il était 2h ou 3h du matin, le sol était mouillé, j’ai glissé et suis tombé.
Je me suis fait une rupture de la coiffe des rotateurs de l’épaule (tendons jointifs qui recouvrent le tête de l’humérus). Leur action est essentielle pour la fonction de l’épaule.

Suite à cet accident, j’ai été en arrêt pendant 16 mois, puis 1 an au chômage.

J’ai intégré Cèdre comme chauffeur en 2015, dans un premier temps en CDD, pendant 1 an, puis j’ai obtenu un CDI. »

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