Les déchets ultimes-DIB (Déchets Industriels Banals) non valorisables en entreprise

Le terme de Déchet Industriel Banal (DIB) se rapporte à des déchets non inertes et non dangereux — on parle d’ailleurs également de déchets industriels non dangereux (DIND) — produits par les activités courantes d’un professionnel (industrie, commerce, etc.).

Recycler au bureau
Recyclage assiettes plastique

Qu’est-ce qu’un déchet ultime ?

Selon l’article l’article L 541-1 du Code de l’Environnement, le déchet ultime est défini comme un déchet, qui n’est plus susceptible d’être traité dans les conditions techniques et économiques du moment, notamment par extraction de la part valorisable ou par réduction de son caractère polluant ou dangereux.

Autrement dit, la notion de déchets ultimes s’applique aux déchets qui ne sont plus valorisables, ni par recyclage, ni par valorisation énergétique.

Exemple de déchets ultimes :

  • les déchets non valorisables des ménages : déchets ménagers, refus de compostage et de tri non valorisables, encombrants issus des déchèteries,…
  • les Déchets Industriels Banals (DIB) non valorisables issus des artisans, des commerces, des bureaux et des industries (assimilables aux déchets des ménages)
  • les boues de station d’épuration non valorisables dont le taux d’humidité ne dépasse pas 30%.

Que deviennent les déchets ultimes ou DIB non recyclables ?

Ces déchets peuvent être valorisés sous forme d’électricité, de vapeur ou d’eau chaude destinées à alimenter des réseaux de chaleur en étant incinérés. C’est la solution que Cèdre a préféré favoriser.

La chaleur dégagée est récupérée sous forme de vapeur et d’électricité. Cette vapeur alimente le générateur de turbine pour produire de l’électricité à haute tension. Celui-ci est consommé sur site et utilisé pour le fonctionnement des pompes de circulation, des ventilateurs, des convoyeurs, etc. Le surplus est injecté dans le réseau ERDF. En quittant le turbogénérateur, la vapeur retient suffisamment d’énergie pour fournir de la chaleur. Il s’agit de la principale source d’énergie du réseau de chauffage urbain du Val-Nord à Argenteuil.

La valorisation énergétique consiste à récupérer et à valoriser l’énergie produite lors du traitement des déchets sous forme de chaleur, d’électricité, de carburant. On peut distinguer deux sortes de valorisation énergétique : la valorisation par traitement thermique (incinération, co-incinération, pyrolyse et gazéification) et la valorisation du biogaz issu notamment des installations de stockage de déchets non dangereux et de la méthanisation des déchets organiques.

L’incinération avec récupération d’énergie consiste à transformer en vapeur sous pression la chaleur dégagée par la combustion des déchets, vapeur qui est ensuite détendue dans un turboalternateur produisant de l’électricité et, lorsque cela est possible, utilisée pour alimenter un réseau de chaleur urbain ou des industriels avoisinants. Le statut d’opération de valorisation énergétique n’est accordé qu’aux incinérateurs atteignant une performance énergétique minimum. Pour éviter les abus, l’incinération fait l’objet d’une surveillance et d’un encadrement par la réglementation qui prévient ses effets sur l’environnement.

Le déchet doit être stocké de manière définitive ou/et au moins jusqu’à ce que l’on découvre des moyens de le valoriser à nouveau dans le futur.
A ce titre, il sont réglementairement les seuls à pouvoir être stockés (enfouis) dans un Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU).
Suivant une réglementation stricte, l’enfouissement consiste à stocker les déchets dans des conditions très contrôlées afin de maîtriser leur impact sur l’environnement.

Parmi les déchets ultimes, on distinguera également les déchets contenant encore des substances toxiques susceptibles d’être relarguées et dont il conviendra qu’elles ne se retrouvent pas dans les lixiviats, puis dans les sols et les eaux des lieux de stockage. Lorsque l’on est en présence de tels déchets, il convient de les stabiliser, c’est-à-dire de les inclure dans une gangue imperméable aux toxiques relargables et d’une durée de vie suffisante pour assurer une protection durable des terrains où sont stockés ces déchets. Naturellement, les sites de stockage feront l’objet de contrôles réguliers pour s’assurer de la bonne tenue des gangues et de leur efficacité dans le temps.

zone d'enfouissement

Des déchets stockés selon leur nature

Il existe trois grands types de centres de stockage, selon la nature des déchets qui y sont admis :

  1. Les centres de stockage dits de classe 1 – encore appelés installations (ou centres) de stockage des déchets dangereux (ISDD ou CSDD). Ils accueillent, dans des conditions strictes (équipements particuliers et systèmes d’étanchéité) dictées par la réglementation, des installations classées pour la protection de l’environnement (ICPE), ce que l’on appelle des déchets industriels spéciaux. Ces déchets présentent un caractère dangereux pour l’environnement et/ou pour les êtres vivants. Ainsi, avant d’être enfouis subissent-ils un traitement visant à les stabiliser.
  2. Les centres de stockage dits de classe 2 – encore appelés installations de stockage des déchets ménagers non dangereux et assimilés (ISDND), ou centres de stockage des déchets ultimes (CSDU). Ils reçoivent, de manière générale, les déchets — même industriels — qu’il n’est pas possible de traiter différemment, dans les conditions techniques et économiques du moment. En leur qualité d’ICPE, ces centres sont soumis à une stricte réglementation relativement à leur conception, à leur construction, à leur exploitation et même à leur post-exploitation.
  3. Les centres de stockage dits de classe 3 — encore appelés installations (ou centres) de stockage des déchets inertes, gravats et déblais (ISDI ou CSDI). Ils sont principalement destinés aux déchets du bâtiment et des travaux publics. Ils sont également intégrés dans la législation des ICPE visant à minimiser leur impact sur l’environnement.

Des déchets stockés en toute sécurité :

Les sites de stockage, appelés centre de stockage des déchets sont des Installations Classées pour la Protection de l’Environnement (ICPE) soumises à autorisation.
Les déchets sont stockés dans des casiers étanches prévus à cet effet, dans le respect des normes de sécurité et normes environnementales, qui fixent :

  • les critères d’implantation des Centre de Stockage des Déchets Ultimes (CSDU) : la distance aux habitations, l’épaisseur et l’imperméabilité du sol …
  • les critères d’aménagement du site,
  • les règles d’exploitation d’une Installation de Stockage pour Déchets Non Dangereux (SDND) : exploitation en casiers étanches, récupération des jus et des gaz de fermentation,…,
  • les règles de réaménagement et du contrôle du site après exploitation.

Les rejets générés par le stockage des déchets sont ensuite traités pour être dépollués.

Les lixiviats

Les lixiviats sont les liquides récupérés dans les casiers. Ils proviennent des eaux de pluie qui tombent sur les casiers de déchets et de l’eau contenue dans les déchets eux-mêmes. La forme des casiers de stockage (ou alvéole) et une couche de graviers installée au fond de l’alvéole permettent l’écoulement naturel des lixiviats qui sont récupérés grâce à un système de drains et dirigés vers un bassin de stockage. Ils sont ensuite traités par biologie, ultrafiltration et charbons actifs. Une fois contrôlée, ces eaux sont rejetées dans le milieu naturel.

Le Biogaz

Le biogaz est le gaz produit par la dégradation de la matière organique naturelle contenue dans les déchets stockés.

Il comprend essentiellement du méthane et du gaz carbonique. Des drains sont installés pour capter ce biogaz.

Ce gaz est ensuite soit valorisé grâce à une centrale électrique ou calorifique, soit brûlé par des torchères (lorsque la quantité est trop faible).

Un centre d’enfouissement fermé doit être suivi pendant encore 30 ans car les déchets stockés continuent de produire des lixiviats et des gaz.

Le saviez-vous ?

La loi de transition énergétique pour la croissance verte a fixé pour objectif de :

  • réduire de 50 % les déchets admis en installations de stockage (2025)
  • porter à 65 % les tonnages orientés vers le recyclage ou la valorisation (2025)

Dans ce cadre, le recyclage et la valorisation des DIB sont indispensables pour atteindre les objectifs d’économie circulaire que nous nous sommes fixés.

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